Dépôt remarquable

 Charles Sabatier, dont les films ont été confiés à Cinémémoire par son fils Jacques Sabatier, est né en 1917 à Rabat au Maroc, où il a vécu toute sa vie. Enseignant en lettres (français, latin et grec) à Mazagan au Maroc, puis au Lycée Lyautey à Casablanca, il devient censeur du Lycée de Fès, puis chef d’établissement au collège Moulay Abdellah de Casablanca. Il commence à filmer à partir du début des années 1940 sur une variété de formats (16mm, 9,5 mm et 8 mm), et continue jusqu’à sa mort en 1959.



Jeannine M. est la grand-mère du déposant, qui nous a également confié les films de son arrière grand-père, qui a commencé à filmer dans les années 20, et dont vous pouvez voir quelques films sur la page dépôt remarquable: famille Nouyrit

Jeannine M. est née en 1917. Elle a vécu à Bayonne et à Paris et était documentaliste. Elle commence à filmer en super 8 dans les années 80, essentiellement des films de famille, avec ses enfants et petits enfants. Mère de 5 enfants, elle avait de nombreux instants familiaux à documenter: les journées à la plage au bord de l'Atlantique, les vacances de Pâques, le jardinage en famille... La plupart de ses films sont de véritables films de grand-mère: la caméra est concentrée sur les activités des enfants et de la famille, avec une attention particulière pour les jeux d'enfants.

Lisette et Lison, Maroc, années 60

Lisette, Lison et Jacqueline L. sont trois sœurs cinéastes amateur, qui ont filmé entre 1957 et 1981 leur vie quotidienne et leurs voyages, au Gabon, au Maroc, en Espagne, puis en Provence à leur arrivée à Marseille. Leur quatrième sœur, Liliane, n'a pas filmé, mais on la voit dans les films de ses sœurs, notamment au Maroc, avec son mari Shanio.

Lisette et Lison sont jumelles, nées en 1919 à Alexandrie. Jacqueline, elle, est née en 1929, dans cette même ville de voyageurs qui les destinait à parcourir le monde.

Lisette et Lison étaient assistantes sociales, elles ont travaillé pour la Croix Rouge au Liban pendant la 2nde Guerre Mondiale. Elles retournent ensuite au Liban à plusieurs reprises: en 1967 et en 1979, elles ont cette fois le loisir de filmer le pays et les connaissances qu'ils y retrouvent. 


Anet Merilhou-Paris a fait don à Cinémémoire de ses films tournés en 8mm entre 1967 et 1982.

Elle a découvert Cinémémoire via un appel à films publié dans l'écho de l'amicale de l'UTA, compagnie aérienne pour laquelle son père, Raymond Merilhou, était mécanicien à Douala au Cameroun, de 1954 à 1960. On le retrouve en 1967 filmé par sa fille à l'aéroport d'Abidjan, où il était chef mécano.

La mère d'Anet, Mady Merilhou, était institutrice à l'école payante de Marcory. Anet a étudié au collège public à Cocody, dans une classe de 61 élèves. En 1968 et 1969, elle filme l'école des petits et ses carnavals.

Elle filme ainsi tous les lieux d'Abidjan où la famille vit, travaille, et se détend : Treichville, l'immeuble d'Air Afrique, le port, la plage...

Christiane Nicoud, dont les films nous ont été déposés par la Cinémathèque de Marseille, a acheté sa première caméra dans les années 50. Elle commence à filmer en 8 mm à partir de son deuxième mariage, et réalise quelques films amateurs et de famille en Provence. Ses enfants sont déjà grands: sa fille, Eliane, a 18 ans lorsque sa mère la filme en 1954, habillée en arlésienne, dans une évocation de Mireille, l'œuvre poétique de l'écrivain Frédéric Mistral, en langue provençale.. Nous n'avons pour trace qu'une copie VHS de ce film.