Mémoires Partagées

L'exposition événement du MuCEM, Made in Algeria – Généalogie d’un territoire ,est la première exposition d’envergure jamais réalisée consacrée à la représentation d’un territoire et sa fabrique : celui de l’Algérie.

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L'exposition est prolongée jusqu'au 9 mai 2016, l'occasion de voir ou de revoir le travail d'Ahmed Zir ainsi que Claude Bossion et  Agnès O'Martins à travers deux vidéos:  répères(1987) et  Terres Algériennes (2010).
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Nous en profitons pour vous rappelez que vous pouvez toujours vous procurez le DVD de Zir "Le cinéma Algérien en liberté":

Pour les particuliers: http://www.circuit-court.org/spip.php?article660

Ainsi que pour les professionnels, il est disponible  sur Colaco ou encore sur L'ADAV.

 

 

Made in Algeria – Généalogie d’un territoire est la première exposition d’envergure jamais réalisée consacrée à la représentation d’un territoire et sa fabrique : celui de l’Algérie. Elle aura lieu au MuCEM du 19 janvier au 2 mai 2016.

L’exposition, par la mise en rapport d’œuvres et de documents variés, présente à la fois la fabrique coloniale de l’Algérie, ses représentations et sa diffusion, et distingue ce qui de cette fabrique a été écarté, rendu invisible ou illisible.
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C'est dans ce cadre que deux films en lien avec Cinémémoire seront projetés  lors de l'exposition:

  • Repères d'Ahmed Zir (12’54’’, 1987, support d'origine: super 8, couleur, sonore ) 
    Repères conte l’histoire de l’Algérie de la préhistoire à nos jours, à travers ses paysages, ses ruines et certains personnages marquants, comme l’Emir Abdelkader. C’est une symphonie visuelle.

    Réalisateur algérien indépendant depuis 1979, Ahmed Zir a réalisé plus de 45 films en super 8 et reçu plus de 35 prix nationaux et internationaux notamment en Tunisie, aux USA, en Belgique et en France. Ahmed Zir se définit comme un «cinéphile et cinéaste indépendant». Enseignant depuis 1972, il a écrit pour la revue de cinéma tunisienne Le 7ème Art et a participé à l’émission radiophonique algérienne Cinérama. Cessez-le-feu est son premier court-métrage en numérique.
    Il obtient, en 1987, le Faucon d’or du 13ème festival international du film amateur de Kelibia, pour « Repères » « En 16mn et en recourant à l’image et rien que l’image, Ahmed Zir a réécrit toute l’histoire et à travers elle celle de l’humanité entière. Par la beauté de la musique et de l’image « Repères » est un poème d’amour lucide dédié à l’Algérie. C’est aussi la recherche d’une nouvelle forme d’écriture cinématographique qui n’est ni de la fiction ni du documentaire. (...) »

Circuit-Court et Cinémémoire ont découvert les films d’Ahmed Zir sur leur support d’origine, le Super 8. C’est de la volonté de diffuser plus largement ces films qui n’ont été vus qu’en festival, qu’est née l’envie de sauvegarder l’ensemble de sa filmographie et de l’éditer en DVD.
Le coffret DVD comprend 21 courts métrages, tournés par Ahmed Zir entre 1979 et 2011 en Algérie
Acheter le DVD >


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  • Terres Algériennes (51' , 2010, couleur) Réalisation, montage: Claude Bossion et Agnès O'Martins.
    Diffusé dans le cadre d'un Ciné-concert Algérie.
    Entre 1954 et 1962, un français filme la vie des agriculteurs dans la région de Saida. Le cinéaste livre son témoignage sur huit ans de guerre d’Algérie.
    L’auteur de ce document, déposé à Cinémémoire, a souhaité rester anonyme. Dans le cadre de l'exposition au MuCEM, la diffusion de ce film se fera sans sons.

    «Terres Algériennes» s’inscrit dans un projet global de coopération, initié en 2008 par Cinémémoire, cinémathèque d’inédits amateurs. Ce projet consiste à ramener dans les anciennes colonies françaises la mémoire cinématographique collectée auprès des cinéastes amateurs.

    «Les mémoires ont toujours une dimension subjective. Elles fonctionnent comme un discours de légitimation, de sorte qu’elles sont à la fois rappel d’événements et miroir déformant.» Mohammed Harbi, Benjamin Stora : La Guerre d’Algérie, 1954 – 2004, la fin de l’amnésie.

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A l’aube du cinéma algérien « La nuit a peur du soleil » de Mustapha Badie Par Ahmed Bedjaoui

Au lendemain de l’indépendance en Algérie, deux forces principales se faisaient face pour la primauté de la production d’images : la station régionale de l’ORTF, abandonnée par la majorité de ses cadres techniques et devenue en octobre 1962 la RTA, Radio télévision algérienne, d’une part et le centre audiovisuel de Ben Aknoun où se sont regroupés ceux qu’on appelait les cinéastes des frontières ou de la liberté. Parmi eux, Ahmed Rachedi et René Vautier,. Tandis que Mohamed Rezzoug s’installait au Centre itinérant (devenu populaire) du cinéma (CPI) avec les quelques ciné-bus disponibles et un fonds filmique intéressant, Mohamed Lakhdar Hamina n’allait pas tardera pas à se créer une citadelle avec l’Office des Actualités algériennes (OAA). Il convient de noter ici que l’un des cinéastes majeurs des maquis, Djamel Chanderli, s’effaçait très tôt de la course et quittait prématurément la scène cinématographique nationale, malgré les grandes qualités montrées lors du tournage notamment de « Yasmina » et « Les fusils de la liberté ».

Chanderli laissait ainsi la place libre à la course au pouvoir dans le domaine du cinéma.

Profitant de la ferveur socialiste prônée par Ahmed Ben Bella, René Vautier lançait le mouvement des ciné-pops dont l’influence allait s’arrêter avec le coup d’état de 1965. La même année Mahieddine Moussaoui, le principal animateur de la cellule cinéma du Ministère de l’information du GPRA était désigné directeur général du nouveau Centre national du cinéma qui regroupait l’ensemble des activités cinématographiques. A ce propos, la création en 1965 de la cinémathèque algérienne est à mettre à l’actif de Mahieddine Moussaoui.

Dans ce climat de lutte pour le pouvoir des images, les enjeux ne résidaient pas que dans les conquêtes de position dominantes. Les trois premières années de l’indépendance ont été également marquées par la course à « qui allait réaliser le premier film de long-métrage de l’Algérie indépendante.

Tout en dirigeant les Ciné-pos, René Vautier s’efforçait de réaliser son grand projet « Peuple en marche » avec les images qu’il avait tournées au maquis ou aux frontières et d’autres qu’il voulait consacrer aux premières années de l’indépendance . Ses « amis » du centre audiovisuel de Ben Aknoun arguaient du fait que Vautier avait, à l’instar du français Pierre Clément ou du Yougoslave Labudovic, filmé des scènes collectives appartenant au Ministère de l’information du GPRA. René Vautier n’a jamais mené à terme son projet et devra attendre le début des années 70 pour signer son premier long métrage avec le magnifique « Avoir vingt ans dans les Aurès », mais sous bannière française.

Dès 1963, Lakhdar Hamina préparait « Le Vent des Aurès » qui ne sera prêt qu’en 1967 et avec lequel il se verra décerner entre autres, le prix de la première œuvre au festival de Cannes.

Avant lui, Claude Charby signait « Une si jeune Paix » dédié à la jeune génération de l’indépendance, dont les enfants de martyrs de la Révolution. De son côté, Ahmed Rachedi préparait « l’Aube des damnés », inspiré des « Damnés de la Terre « de Franz Fanon décédé avant 1962, mais demeuré l’égérie de la révolution paysanne. Ce film devait être prêt pour le sommet des chefs d’Etat du Tiers Monde prévu pour 1965 mais reporté après que l’Armée de Boumédienne ait renversé Ben Bella.

Du coup, c’est la Radio télévision algérienne (RTA) qui allait, forte de ses cinq années d’expérience dans le domaine de la production, offrir au public le premier film de fiction 100% algérien. Quand on sait aujourd’hui la difficulté à monter une équipe complète, on se prend à rêver des directeurs photos de niveau mondial (dont N . Adel, R. Merabtine et Y. Sahraoui) dont disposait la RTA à l’époque. Tourné en 1965 par le réalisateur le plus expérimenté de la Télévision Mustapha Badie, « La nuit a peur du Soleil » a été conçu et monté comme une super production au long cours, avec ses quatre heures initiales et sa version actuelle de trois heures.

Il faut dire que face à la bonne volonté des cinéastes des frontières, la télévision disposait pour tous les postes, de techniciens formés à l’école coloniale. Alors que la plupart des films algériens du secteur cinématographique s’appuyaient sur des techniciens étrangers, Mustapha Badie a bénéficié de l’expérience d’un grand directeur photo en la personne de Noureddine Adel, mais aussi de décorateurs, de monteurs ou d’ingénieur du son algériens chevronnés.

Tourné en 35 m/m, « La nuit a peur du soleil » est un film dont le titre grandiloquent a pu faire sourire à l’époque, mais qui aujourd’hui gagne à être revisité. Il raconte en effet, dans un style davantage influencé par le (bon) cinéma égyptien que par le mélange hollywoodien-soviétique propre aux premiers films cinématographiques révolutionnaires, la saga de familles prises dans les décennies qui ont précédé l’indépendance de l’Algérie. Pour ce faire, Mustapha Badie a regroupé dans son casting, les plus prestigieux comédiens de l’époque dont Mustapha Kateb, Taha El Amiri, Agoumi , Nouria et Djamila. Le film de Badie impressionne aujourd’hui par sa classe et par son niveau technique.

Le film a été présenté dans quelques salles, puis à la télévision, amis il a été boudé par le secteur cinématographique naissant. Dans la lutte que depuis lors se sont livrés le cinéma et la RTA, la télévision venait de marquer un point majeur en plantant une banderille majeure dans le dos d’un cinéma condamné à la précarité.

De 1962 au milieu des années 80, la télévision algérienne n’a cessé d’ouvrir ses portes à la jeune création, tandis que le cinéma se réduisait malgré d’indéniables succès internationaux dus en particulier au savoir-faire reconnu de Lakhdar Hamina, à quelques réalisateurs autoproclamés, plus ou moins talentueux.

Il serait intéressant à cet égard, de revisiter la production filmique algérienne au prisme de la valeur créative. Au début des années 70, Mustapha Badie récidivait en réalisant ce qui reste aujourd’hui comme le plus gros succès populaire audiovisuel de l’Algérie indépendante, « l’Incendie », un feuilleton de onze épisodes adapté de l’œuvre du grand écrivain Mohamed Dib et dans lequel il révélait une immense comédienne, Chafia Boudraa qu’on a vu récemment encore dans « Hors la Loi » de Rachid Bouchareb. Au cours de la même période de jeunes cinéastes signaient pour la RTA des premières œuvres très remarquées : le magnifique « Noua » de Abdelaziz Tolbi, « Près du peuplier » de Moussa Haddad (assistant de Pontecorvo pour la « Bataille d’Alger », les « dépossédés » de Lamine Merbah. Ces trois films ont pu être vus grâce à Abderrahmane Laghouati, l’un des fondateurs de la RTA, nommé en 1973 à la tête de l’ONCIC. D’autres cinéastes tout autant talentueux n’ont pas eu cette chance. On peut notamment citer Mohamed Ifticène ou Mohamed Hazouli. Quelques années, plus tard, la télévision produisait les deux uniques films réalisés par Madame Assia Djebbar, dont « La Nouba des femmes du mont Chenoua », prix de la critique au festival de Venise en 1981, mais également le magnifique « Nahla » de Farouk Beloufa et renouait avec la grosse production maison avec « Bouamama » de Benamar Bakhti ». Ces deux derniers films avaient été tournés en 35mmpar des équipes de la RTA. On peut encore citer des chefs-d’œuvre comme « Combien je vous aime » de Azzeddine Meddour ou le très beau « Khala oua Beida » de Abderrahmane Bouguemouh mais on risque d’oublier bien d’autres œuvres de qualité, tant la qualité était monnaie courante à l’époque sur la rive télévisuelle.

Tout cela grâce ou à cause de « La nuit a peur du soleil » de Badie…

AB


Jeudi 28 octobre
à partir de 14h30

Galerie Circuit Court / BMVR Alcazar / CRDP


16h30 >> Projections > Solo + El Manara

/ BMVR Alcazar / Auditorium
Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale
58 Cours Belsunce- 13001 Marseille
Tél. : 04 91 55 90 00 // Entrée libre


Solo
Réalisation: Ahmed Zir
Année: 1990
Durée : 5 mn
Projection en présence du réalisateur
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Les occupations quotidiennes d'un jeune homme sans emploi.

El Manara

Réalisation: Belkacem Hadjadj
Année: 2004
Durée : 96 mn,
Format : 35 mm, couleur
Producteur : Machahou Production
Projection présentée par Jacques Choukroun
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Trois jeunes amis - une fille (Asma) et deux garçons (Fawzi et Ramdane) - liés par une amitié amoureuse, mènent une vie insouciante. Les émeutes d’octobre 88, la répression, l’explosion démocratique et la dérive islamiste qui ont suivi, bouleversent leurs vies. Fawzi, journaliste, engagé dans l’aventure de la presse indépendante, et Ramdane, médecin, sensible aux préoccupations des petites gens, s’éloignent l’un de l’autre, se séparent et se retrouvent impliqués dans une confrontation qui les dépasse. Asma tente vainement d’empêcher le déchirement du trio. Mais aucun des trois ne s’en sort indemne.

19h00 >> Projection > La Nuit a Peur du Soleil
>> Cuisine > La cuisine des Jnoun

Cinémathèque de Marseille / CRDP
(Centre Régional de Documentation Pédagogique)
31, boulevard d’Athènes - 13001 Marseille


Réservation conseillée Tél: 04 91 62 46 30
Projection + Repas: 12 euros / Réduit: 10 euros



La Nuit a Peur du Soleil
Réalisation: Mustapha Badie
Année:1965
Durée : 195 mn
Producteur : C.N.C

Projection présentée par Ahmed Bedjaoui,
journaliste et critique de cinéma


>> INÉDIT / 1° projection en France <<
Fresque historique en quatre tableaux qui retrace les antécédents, le déroulement et l’aboutissement de la guerre de libération nationale. Le premier tableau, “La terre avait soif” décrit les aspects de l’injustice et de l’oppression coloniales. Le deuxième intitulé “Les chemins de la prison” raconte les souffrances et les épreuves des différentes catégories du peuple engagé dans le combat. Les deux derniers tableaux sont les récits de deux vies.


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Repas à l’entracte, proposé par
La Cuisine des Jnoun
La Cuisine des Jnoun, inspirée de la cuisine de rue populaire et créative du monde entier, de la Méditerranée (Algérie, Italie, Espagne, Maroc...) de l’univers magique et poétique des mille et une nuits, et de la cosmopolite ville de Marseille, leur port d’attache.

Réservation conseillée Tél: 04 91 62 46 30
Projection + Repas: 12 euros / Réduit: 10 euros

Le cinéma outil de la mémoire collective algérienne
Par Ahmed Bedjaoui

Certes, le cinéma a une longue histoire. Parmi les opérateurs Lumière, Promio et Mesguish ont longtemps séjourné dans le quartier de Bab el Oued d’Alger. Ils ont très vite accumulé des images que nous qualifierons « d’innocentes » (plutôt que neutres) des rues de certaines grandes villes algériennes. Ces petits films de 90 secondes restent les témoignages iconographiques les plus fidèles de la vie quotidienne à Alger ou Constantine. Plantée au coin d’une rue, la caméra enregistre une réalité sociale et historique précieuse.
Dès que le cinéma est sorti de son âge d’innocence, la lumière d’Algérie a attiré des cinéastes, dont certains célèbres comme Siodmak ou de Mille venus prolonger l’exotisme colonial que les peintres dits « orientalistes » comme Horace Vernet ou Fromentin ont cultivé tout le long du 19ème siècle.
« Pépé le Moko » de Duvivier, devenu pour le centenaire de la colonisation le roi de la Casbah, a symbolisé cette désappropriation des Algériens de leur propre espace en même temps qu’il proclamait la dévirilisation de l’être occupé. Ce cinéma colonial folklorique a renvoyé une image totalement fantasmée du peuple algérien devenu, comme l’a bien décrit Albert Camus, « étranger » chez lui.

Comment dès lors s’étonner que les Algériens situent la naissance de leur cinéma national  dans les maquis de la Révolution algérienne où des cinéastes, dont certains sont encore en vie, portaient la caméra aux côtés des combattants nationalistes pour l’utiliser comme  arme de diffusion des images de la cause algérienne, de ses souffrances et de son combat ?
Ce combat du cinéma algérien pour l’indépendance s’est poursuivi à la libération du pays avec une  prédominance de la thématique  de la résistance, de la guerre de libération, et de l’héroïsme du peuple algérien dans une  filmographie dont les plus illustres titres sont justement ceux qui ont  porté à l’écran ces éléments de la mémoire collective algérienne dorénavant liée à l’Histoire.
Pour respecter la vérité, il faudrait rappeler que la Télévision algérienne a produit le premier film ambitieux de Mustapha Badie « La Nuit a peur du Soleil », film méconnu et pourtant très riche.
Il y aurait beaucoup à dire sur le cinéma de glorification qui laissait fort peu de place à l’analyse historique ou politique. Face à un secteur cinématographique de contenu socialiste, mais fasciné par le modèle de superproduction hollywoodienne, la télévision algérienne a sans doute apporté les meilleures contributions pour expliquer pourquoi les Algériens avaient accepté tant de sacrifices pour accéder à l’indépendance. A cet égard, « Noua » de Abdelaziz Tolbi, ou  « Les Enfants de Novembre » de Moussa Haddad ont été les premiers à tenter d’expliquer.
Face à un cinéma convenu et lourd que seuls quelques films ont sauvé, tels « Le Charbonnier » ou « Omar Gatlato », la production télévisuelle a accumulé des films emblématiques comme « La Nouba des Femmes du Mont Chenoua » de Assia Djebar ou encore « Nahla » de Farouk Beloufa.
Depuis la liquidation des entreprises du secteur public, le cinéma privé algérien tente de renouer avec cette tradition de dire et de penser sa mémoire. De nombreux signes prometteurs sont là, de vrais talents apparaissent, mais les difficultés liées à l’existence d’un véritable marché cinématographique et de sources de financement fiables continuent à peser lourdement sur les espoirs d’une forte relance de la production filmique.

Les intervenants et
réalisateurs invités
salim-aggar Salim Aggar
Diplômé en lettres françaises, Salim Aggar a travaillé plus de 15 ans pour la presse algérienne. Président de l’association « À Nous les Écrans », association de promotion du court-métrage Algérien, et organisateur des Journées Cinématographiques d’Alger, Salim Aggar est aussi réalisateur du documentaire « Ça tourne à Alger », qui évoque la situation du cinéma algérien pendant la décennie noire et de « Paroles d’un prisonnier français de l’ALN ».
daniel-armogathe Daniel Armogathe
Daniel Armogathe est directeur de la Cinémathèque de Marseille, qui a été créée en 1975 et qui fait partie des 12 cinémathèques régionales réunies dans la Fédération des Cinémathèques et Archives de Films de France (FCAFF) Il est aussi professeur d’histoire, écrivain, et historien du cinéma.
ahmed bedjaoui
Ahmed Bedjaoui
Programmateur  à la Cinémathèque algérienne de 1966 à 1971, Ahmed Bedjaoui est actuellement Conseiller de la Ministre de la Culture pour le cinéma et l’audiovisuel et président de la Commission d’aide au cinéma en Algérie. Reconnu pour ses talents de critique cinématographique, de producteur et de journaliste, il a produit et animé plusieurs émissions sur le cinéma à la télévision Algérienne, dont “l’Histoire par le cinéma”, et le “Télécinéclub”.
jean-pierre-bertin-maghit Jean-Pierre Bertin-Maghit
Historien de formation, spécialiste dans la lignée de Marc Ferro des rapports entre Histoire et Cinéma, Jean-Pierre Bertin-Maghit est professeur d’études cinématographiques à l’Université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle et chercheur associé au laboratoire “Communication et politique” du CNRS. Après 25 ans de recherches sur le cinéma français sous l’occupation, il travaille sur le cinéma d’amateur et les films de soldats durant la guerre d’Algérie.
claude-bossion Claude Bossion
Claude Bossion étudie la sociologie et le cinéma avec Jean Douchet, Annie Comolli et Dominique Noguez. Artiste, il expose des installations réalisées à partir de films amateurs, à la Fondation Cartier. Réalisateur, il monte le documentaire «Mémoires d’Outremer» à partir d’archives des anciennes colonies françaises. Suite à ce film, il fonde la cinémathèque d’inédits Cinémémoire.net et conçoit le projet «Mémoires Partagées» qu’il mène depuis 2007.
aziz-boukerouni Aziz Boukerouni
Chargé de la programmation et de l’animation de la Cinémathèque Algérienne, Aziz Boukerouni participe à de nombreuses manifestations culturelles et cinématographiques en Algérie et à l’étranger. Dans les festivals de cinéma de Rennes et d’ Alès il est membre du jury des sections courts métrages.  Membre fondateur de l’Association « A Nous les Ecrans », il est aussi acteur, pour le cinéma et le théâtre.
kamel-boukrine Kamel Boukrine
Kamel Boukrine est né à Béjaia et vit actuellemeent à Marseille. Multi-instrumentiste, bassiste dans plusieurs formations reggae, il se passionne ensuite pour les musiques iraniennes et turques, et compose, à partir de ces influences multiples, pour le théâtre et la chanson. Il travaille actuellement sur une adaptation scénique des quatrains d’Omar Khayyam.
jacques-choukroun Jacques Choukroun
Maître de conférence au département Arts du spectacle de l’Université Montpellier 3, Jacques Choukroun est historien de l’Algérie et historien du cinéma. Ses deux thèses témoignent de ces deux passions. Il participe aux échanges universitaires entre les Universités de Montpellier, d’Alger et de Tlemcen et anime depuis 25 ans de nombreuses manifestations contribuant à une meilleure diffusion du cinéma algérien en France.
sebastien-denis Sébastien Denis
Maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Provence (SATIS, Aubagne) et chercheur associé au laboratoire “Communication et politique” du CNRS, Sébastien Denis mène parallèlement ses recherches sur le cinéma d’animation et les liens entre cinéma et arts plastiques, et sur le cinéma de propagande durant la guerre d’Algérie. Il est l’auteur de “Le cinéma et la guerre d’Algérie : La propagande à l’écran (1945-1962)”
emmanuelle-devos Emmanuelle Devos
Responsable de la cinémathèque Robert-Lynen, Emmanuelle Devos est auteur d’un mémoire sur l’histoire de cette institution « La cinémathèque de la Ville de Paris, les idées et les faits, 1906 – 1939 », Ses fonctions l’ont conduite à mener une action de valorisation de ces collections pour lesquelles elle a publié de nombreux articles. Elle a co-dirigé “Les couleurs du voyage, l’œuvre photographique de Jules Gervais Courtellemont”, aux éditions Paris-Musée et Philéas Fogg.
pascal-génot Pascal Génot
Modérateur des tables rondes, Pascal Génot est doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication. Ses recherches portent sur les liens entre la patrimonialisation du cinéma et la construction-mobilisation des identités collectives. Travaillant plus particulièrement sur le patrimoine cinématographique en région, il est l’auteur de “La Corse au regard du film amateur” (2003).
safaa-fathy Safaa Fathy
Née à Minia en Égypte Safaa Fathy a étudié le théâtre à l’université de Minia puis à l’Université de Paris IV Sorbonne. Ses films récents sont D’ailleurs Derrida et Dardasha Socotra, et le film poème Hidden Valley. Safaa Fathy est aussi poète et essayiste. Directrice de programme au Collège international de la philosophie, elle prépare actuellement un long-métrage documentaire : Mohammad sauvé des eaux.
anne-marie-lallement Anne-Marie Lallement
“Toute petite monteuse stagiaire sur Pierrot le fou(où je mettais surtout des élastiques autour de la pellicule et montais quelques ambiances) puis script-girl sur un film de Peter Goldman avec Pierre Clementi et puis assistante de nombreuses années : Television scolaire, Fance 2, Fance3 ...et puis enfin réalisatrice : “M comme Malika”,”Une histoire d’Emil et Joaquin”...et puis on continue, un long métrage sauvage en cours, des clips sur Belsunce à Marseille...”
agnes-o-martins Agnès O’Martins
Photographe et dessinatrice, Agnès O’Martins a consacré plusieurs expositions  au Nigéria, dont la série “miracle Ministry”. Depuis 2008, elle participe aux Mémoires Partagées, qu’elle a rejoint pour le projet pilote au Bénin. En 2010, elle a co-réalisé avec Claude Bossion le documentaire“Amateurs d’indépendances”, les indépendances africaines filmées par les cinéastes amateurs, et le ciné-concert Terres Algériennes.
jacques-choukroun Aaron Sievers
Permanent du collectif Film flamme, Aaon Sievers est responsable du montage 16mm et monteur des Ateliers Cinématographiques Film Flamme. Son dernier film “Flacky et Camarades”, a obtenu le le prix du patrimoine immatériel au festival international Jean Rouch.
badia-sator Badia Sator
Directrice de la cinémathèque Algérienne depuis 2009, Badia Sator est aussi directrice de la culture de la wilaya d’Alger depuis 2003. Docteur en médecine, elle s’engage pour défendre le droit des algériennes en tant que présidente de l’association «RACHDA». Elle a été maire de la commune de Sidi M’hamed à Alger, puis responsable du projet de restauration de la Citadelle et directrice de l’Institut Supérieur de Musique.
ahmed-zir Ahmed Zir
Né en 1951 à El-Eulma (ex St-Arnaud), Ahmed Zir est réalisateur algérien indépendant depuis 1979, il a réalisé plus de 45 films en super 8 et reçu plus de 35 prix nationaux et internationaux notamment en Tunisie, aux USA, en Belgique et en France. Ahmed Zir se définit comme un «cinéphile et cinéaste indépendant».

vendredi 29 octobre 17h

Cinépantomime à Belsunce

Atelier cinématographique Film flamme
Durée: 60 mn
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“Le monde est debout avec celui qui est debout. Même s’il a la tête d’un âne, même s’il sait rien faire, il suffit qu’il se bouge.” Paroles d’André le mécano, en prise pour l’heure avec une voiture grippée. Il scande son travail d’histoires venues avec lui, il y a très longtemps, d’Algérie. Sur une petite pelouse au milieu des rocades, des hommes chantent, hurlent et murmurent leur amour pour la vie. Avec une caméra 16 mm et un enregistreur, les habitants de Marseille se projetent dans un geste cinématographique très proche de l’instant vécu.

projection en présence de l’équipe de Film Flamme


Le Polygone Etoilé

1, rue Massabo
13002 Marseille
Tél : +33 (0)4 91 91 58 23
www.polygone-etoile.com
Entrée libre


samedi 30 octobre 21h Soirée de clôture
Insurgés + Terres Algériennes

Terres Algériennes ciné-concert

Réalisation : Claude Bossion, Agnès O’Martins
Musique : Kamel Boukrine, Oud
Année : 2010
Durée : 55 mn
Images d’Archives : Cinémémoire
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Entre 1954 et 1962, un français filme la vie des agriculteurs dans la région de Saida. Le cinéaste livre son témoignage sur huit ans de guerre d’Algérie.
Aujourd’hui, le témoignage du cinéaste peut être interprété avec plus de recul, mais pose encore de multiples questions. Sans tenter d’y répondre, le ciné-concert propose de découvrir l’atmosphère d’une période tragique de l’histoire algérienne. L’interprétation musicale invite le public à voyager dans le temps, au rythme des événements qui viennent ponctuer la vie quotidienne de ces années de guerre. La musique modale, composée et interprétée par Kamel Boukrine au Oud, accompagne le montage d’archives, laissant le spectateur libre de ses interprétations.

projection en présence des réalisateurs

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Concert accoustique 22h30

Kamel Boukrine: Oud
Hamid Amarouche: banjo, mandole
Katia Masselot: chant
Sid Ahmed Bouannouche: percussion, bongos, bendir
Nazim Mrabet: synthétiseur, chant


Le Polygone Etoilé

1, rue Massabo
13002 Marseille
Tél : +33 (0)4 91 91 58 23
www.polygone-etoile.com
Entrée libre


samedi 30 octobre 21h
Insurgés + Terres Algériennes

Insurgés

Réalisation : Ahmed Zir
Année : 1986
Durée : 6 mn
Insurgés, court métrage, Ahmed Ziir


Le Polygone Etoilé

1, rue Massabo
13002 Marseille
Tél : +33 (0)4 91 91 58 23
www.polygone-etoile.com
Entrée libre


dimanche 31 octobre 19h

L'émir Abdelkader + Tahia ya Didou


Tahia ya Didou


Réalisation : Mohamed Zinet
Année : 1971
Durée : 120 min
Producteur : A.P.C Alger



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Au hasard des promenades et des rencontres, un couple de touristes français découvre Alger, évoquée par Momo, le chantre de la Casbah. Alger insolite. Simon, accompagné de sa femme, reconnaît dans un bistrot un algérien qu’il a autrefois torturé. L’homme le fixe. Pris de panique, Simon s’enfuit. Mohamed reste à sa table, immobile. Il est aveugle.

projection Carte Blanche à la Cinémathèque Algérienne



Cinémathèque de Marseille / CRDP
(Centre Régional de Documentation Pédagogique)
31, boulevard d’Athènes
13001 Marseille

Tarif: 6 € Tarif réduit: 4 €