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Les sujets de réflexion sur les relations entre ville et cinéma ne manquent pas. Dans cette conférence, Roger Odin s’intéressera à la relation entre les cinéastes amateurs et la ville, en prenant l’exemple d’Istres grâce aux archives de Cinémémoire. Comment les cinéastes amateurs parlent-ils de la ville, ou plus exactement de leur ville? Quel point de vue adoptent-t-ils? Celui de l’ethnographe involontaire (le cinéaste familial), de l’amoureux passionné de sa ville ou des traditions, de l’esthète qui aime la belle image, du cinéaste engagé voire militant, du témoin, du touriste, du documentariste, du cinéaste qui veut vraiment «faire du cinéma» ? Autant d'approches variées abordées dans cette conférence.

 

Roger Odin est professeur émérite de Sciences de la Communication à l'Université Paris III - Sorbonne Nouvelle où il a dirigé l’Institut de Recherche en Cinéma et Audiovisuel de 1983 à 2003. Théoricien de l’approche sémio-pragmatique, il s’intéresse au cinéma documentaire (L'âge d'or du cinéma documentaire : Europe années 50, 2 vol, L'Harmattan, 1997), aux productions amateurs et au film de famille (Le film de famille , Méridiens-Klincksieck, 1995; «Le cinéma en amateur», Communications n°68, Seuil, 1999). Aujourd’hui, il codirige avec L. Allard et L. Creton le groupe de recherche de l’IRCAV «Téléphones mobiles et création» et a publié plusieurs articles sur ce sujet.

 

Conférence le 16 mai 2018 à 18h entrée libre, sur réservation :

Chapelle Saint-Sulpice

Chemin de Tivoli, étang de l’Olivier - 13800 Istres

04 42 55 50 83

Horaires d'été: de 9h30 à 12h30 et de 15h à 19h

 
 

 


Manifestation des femmes de cheminot en soutien aux grévistes, Miramas, mai 1968

Cinquante ans après les manifestations et les grèves qui ont marqué mai et juin 1968, nous nous sommes penchés sur les films de la collection de Cinémémoire tournés au cours de cette révolte sociale qui a marqué l'histoire contemporaine. L'un d'entre eux a été tourné dans un lieu que nous n'avons pas encore déterminé. Peut-être l'identifierez-vous ?


Si vous avez reconnu le lieu du tournage, merci de nous contacter!

Et, si vous avez tourné, ou êtes en possession de films tournés en mai et juin 68, ou représentatifs des bouleversements qui en ont découlé, particulièrement à Marseille et en Provence, n'hésitez pas également à nous contacter: nous pouvons numériser vos films et ils pourront intégrer la collection de Cinémémoire.

 



Gabriel Torvoni, éleveur de moutons à Istres, a acheté une caméra 8 mm en 1959 dans la boutique de monsieur Gouverneur, le photographe de la ville. Il filme la vie dans l'exploitation familiale: sur la photo ci dessus, son beau-père, Clément Trouillard, dont les moutons portent l'initiale CT, aide une brebis à mettre bas. Dans le film, on le voit ensuite faire sentir son agneau à sa mère, pour qu'elle le reconnaisse. Gabriel Torvoni documente tous les moments marquants du travail d'éleveur: les fenaisons, la tonte, le départ pour les Alpes... Mais aussi ses passions: les courses automobiles et les chats...

Premiers Souffles, Istres, années 60

Départ pour les Alpes, gare de Miramas, années 60

Fenaison Mécanisée, Istres, années 60

Aigues Mortes, chat et souris, labours, années 60

Fête des bergers à Istres, circuit d'Entressen, tonte des moutons, années 60



Vingt ans après la victoire de l'équipe de France de football en Coupe du Monde, nous recherchons tout film et vidéo tournés pendant ces journées de liesse populaire. Que ces films aient été tournés en regardant le match à la télévision, dans les rues au milieu d'un bain de foule, ou aux stades, et plus particulièrement au stade vélodrome, ces films nous intéressent!

Le Comité du Vieux Marseille nous a confié un film: "l'Histoire du Stade Vélodrome", dans lequel vous retrouverez des images de 1998 à Marseille.

Si, vous aussi, avez filmé des images de la coupe du monde en 1998, n'hésitez pas à nous contacter pour déposer vos films!

 

Notre nouvelle machine de numérisation: la Müller HD

Depuis janvier 2018, Cinémémoire utilise un nouveau scanner de films, la Müller HD, qui permet de numériser les films de format super8, 8mm, 9,5 mm et 16mm au format .dpx, un format non compressé qui permet d'obtenir une suite d'images correspondant à chaque photogramme de la pellicule argentique.

L'acquisiton de cette machine, et l'utilisation de ce nouveau format pour l'archivage, nous contraint à revoir toute notre chaîne de traitement des données, depuis le stockage des fichiers .dpx jusqu'à leur encodage dans plusieurs formats de diffusion, du fichier HD en Prores non compressé, destiné aux diffusions et au montage jusqu'aux fichiers mp4 consultables sur ce site.

Nous numérisons actuellement les films qui nous ont été confiés en 2017, car nous avons accumulé beaucoup de retard suite au départ d'une partie de notre équipe en septembre dernier, leurs contrats aidés n'ayant pu être renouvelés. Mais à présent que notre nouvelle chaîne de traitement des films est en passe d'être fonctionnelle, nous sommes à nouveau en mesure de recevoir de nouveaux dépôts de films et de renumériser les films phares de nos collections. Ainsi, nous pouvons les redécouvrir et nous émerveiller devant la qualité des couleurs et des contrastes inhérents au support argentique, dont nous pouvons enfin nous approcher en numérique!

Si vous souhaitez numériser ou renumériser vos films super 8, 8 mm, 16 mm et 9,5mm, n'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations.

Cinémémoire remercie la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le Conseil Départemental des Bouches du Rhône, la Ville de Marseille et la Caisse d'Epargne, qui ont soutenu l'association pour l'acquisition de la Müller HD.